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Vous connaissez les remontées de Ski ou tire-fesses. Depuis 93 vous pouvez vous faire à l’idée que pour les rues qui montent à pic, il existe un brevet, c’est un ascenseur pour cyclistes en souffrance ou tout piéton désireux de grimper une rue sans effort. Cet élévateur est le Sykkelheis créé en Norvège en 93 pour assister les personnes dans leur ascension. L’histoire ne dit pas s’ils atteignent le Kundalini par ouverture de leur dernier Chakra mais à défaut d’être spirituelle, leur ascension est bien effective dans la tranquille ville universitaire de Trondheim, capitale norvégienne de la technologie, agréable et riche en histoire.

Avant de vous dévoiler les autres images, petit rappel de ce qu’est vraiment un tire-fesses pour vous en distinguer le principe, quoique de même finalité puisque dans les deux cas il s’agit de hisser vers le haut.

Quant au Sykkelheis, c’est au départ fait pour les cyclistes pour les aider à gravir à moindre effort une rue à angle trop raide. Ce remonte-rue en images:

Ses usages sont détournés en improvisations diverses et variées, comme ci-après avec cet enfant en trottinette.

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Au final c’est pour tout public si on compte aussi les fainéants équilibristes.

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Et visiblement, aussi les mêmes éternelles grosses fainéasses qu’on déplore déjà aux caisses de supermarchés à qui il leur faut des passages prioritaires (et larges) même quand elles ne sont enceintes que de 2 mois. Au fond, les grosses et les moins grosses, finalement, qu’elles soient dilatées pour raison de gestation ou, après avoir mis bas, par surpoids de graisse comme la bonne-femme ci-dessous. La pauvre, on se demande comment font les hommes SDF, alors, échinés à pousser leur caddie qui leur sert de maison dans les rues de San Francisco. Ces grosses c’est comme les baleines, c’est espèce protégée. Plus tu es une femme et plus, par tes doléances et tes manières, tu deviens privilégiée en société (et fainéasse à mesure que tu grossis du cul de manière inversement proportionnelle à ta morale et ton intelligence qui elles s’avèrent nanométriques). Pourtant, à celle-là, c’est indéniablement de l’effort et du sport (et de l’humilité) qu’il lui faut pour perdre sa surcharge pondérale qui ne lui fait bientôt plus rentrer dans son pantalon taille 78 dont je me servirais bien pour ramasser les feuilles du jardin. Pour le vélo, je doute qu’elle soit faite, mais pour le rugby, certainement.

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On remonte d’autant plus facilement une rue qu’on la foule à pied. C’est la marche qui coûte le moins d’énergie pour une montée, raison de plus pour s’en tenir à la force de ses jambes. A contrario, un vélo multiplie, à investissement énergétique égal, l’impulsion par 3 (rendement de 3 = 10 Km/h à pied contre 30/h sur route à plat pour même décharge calorique), il divise par 3 son rendement en côte, et proportionnellement au degré de la côte. La côte est pour lui son inconvénient de l’avantage du plat. C’est dire si on s’exténue à grimper pareille côte à vélo. Raison pour laquelle les Norvégiens ont eu la judicieuse idée d’innover ce brillant système qui est dans son essence stricte un ascenseur pour cyclistes. Du type de ce qui manque cruellement en France dans bien des villes.

Cet assistanat électrique, en France il a été décidé de l’intégrer directement au vélo lui-même. Mais ce qui est rudement coûteux car les vélos à assistance électrique ne sont pas donnés. Ah le bon temps où je partais chaque matin travailler à la Corpo de Médecine à Toulouse avec mon bon vieux Solex. Fort pratiques ces Solex, on pouvait débrayer le moteur et ne s’en servir, comme je faisais sur route plate, que comme vélos purs.

Pour ce qui est des vélos électriques, trop onéreux, je conseille encore le concept d’un couple que je retrouve chaque été à la mer, des amis Hollandais, respectivement dotés d’un Spartamet et d’un Saxonette. Ils les ont équipés d’un moteur d’appoint SACHS qu’ils n’embrayent que dans les grosses côtes.

Ces moteurs électriques ou atmosphériques ont malgré tout un effet pervers, c’est le paradoxe du vélo. Le paradoxe du vélo est que le poids d’un moteur additif dans un vélo, fait se justifier lui-même. Plus son vélo pèse, même à cause d’un moteur de 10 kilos, plus l’évidence s’impose de rouler moteur en marche pour se faire assister.

L’axiome inverse au paradoxe du vélo est sa légèreté. Effectivement, quand il est très léger comme ce concept-bike, il se suffit à lui-même. En vérité, avec un concept-bike en fibre de carbone ou en aluminium ou avec cadre rempli à l’hélium (4 kilos le tout), pour peu qu’on ait un bon rapport de vitesses, ce qui porte le nom de braquet, on monte aisément quelque côte qui soit. C’est une question de cinétique et de physique.

Tenez, j’ai appris aujourd’hui que s’était vendu le vélo le plus cher au monde. Dites un prix. 64.000 € ce vélo en question. Mince, ce qui doit mettre à environ 1000 € l’ampoule du phare. A moins que ce phare soit en plus en option.

Bon, avant de nous quitter, je vais vous confier le nom de la rue la plus abrupte que j’aie pu rencontrer dans toute ma vie. Curieusement elle est classée en tant que chemin. Il se situe à Toulouse dans la zone de Pech David (j’y ai habité des années) et sa côte a un pourcentage de, accrochez-vous bien, 40 ! Cette route à 40 % est le Chemin des Canalets. Imaginez déjà ce qu’en est une à seulement 10%.

Mesure.

10% en langage routier signifie que quand vous avez avancé de 100 mètres, vous êtes perchés à 10 mètres de hauteur. Le chemin faisant allègrement ses 1000 mètres de long, au bout vous êtes à une grande hauteur au dessus de la ville. Mais les grosses Toulousaines, même de là vous les voyez encore sans peine, je vous rassure.

Mesures.

Chemin des Canalets.

Cette route à Toulouse, ce « Chemin des Canalets » est impossible à descendre ou à monter, on met pied à terre à peine introduit avant son dixième mètre, et j’ai vu des voitures y caler. C’est par exemple à ce type de route avec pareille inclinaison que le Sykkelheis serait bien opportun. Ci-dessous, le Chemin des Canalets en mode vue vers le bas. Bon courage pour pédaler cette côte sur les 1 kilomètre qu’elle fait.

Le Chemin des Canalets.

A l’année prochaine, c’est à dire demain. Eryc.

In vélo veritas.

Peut-être un fond musical d’ambiance pour accompagner votre lecture, c’est offert par moi. Cadeau.

Avec cet hiver qui pour nombre d’entre nous referme doucement ses portes sur nos sages vélos rangés le temps d’une saison, j’avais envie de poser un regard nostalgique & attendri sur nos attachants destriers qui si fidèlement accompagnent nos humbles vies. Pour nous ils nous libèrent, pour nous ils nous ouvrent les chemins, ils allègent nos efforts, écourtent les distances, rapprochent les humains et nous rendent notre mère Nature. Ils sont nos Muses et nos Naïades. Tantôt complice, tantôt témoin, jamais objet dans l’Histoire nous a été plus précieux que notre vélo.

Hibernation de vélos.

A cette pièce unique en son genre et vibrante de vie, à ce divin croisement d’objet d’art et de culture qui tient du merveilleux, j’ai voulu lui adresser un chaleureux hommage pour lui montrer que nul d’entre nous jamais ne l’oublie. Qu’aux premiers rayons de soleil Printanier, tels des princes penchés sur notre belle endormie, d’un baiser le réveillerons de son sommeil hivernal braver de nouvelles aventures, humer le fond des airs, sillonner les routes, dévaler les chemins et gagner les horizons.

Promenade à vélo par beau temps.

Parce que le vélo est avant tout alliance du commode au sensuel:

Cette vélotitude, j’ai choisi de l’exprimer en cette occasion sous 3 angles plutôt rares, originaux, en invoquant l’iconographie du vélo dans le temps, et plus exactement le vélo par l’affiche de Pub. Avec un accent mis majoritairement sur le style Vintage. En préambule, ceci d’extrêmement rare pour ne pas dire un scoop, ces photos inédites d’une scène que j’ai beaucoup aimée, le défilé de mode de vélos, une exclue Erycproject.

Défilé de mode de vélos 1. Exclu erycproject.

Défilé de mode de vélos 2.

Un défilé de mode de vélos, c’est à mon sens le plus glamour aveu de subjugation qu’on puisse faire à un vélo. Il est porté aux confins du ravissement et de l’élégance parmi les symboles les plus courtisés. C’est la célébration, la révérence aux années de méticuleux travail coûté à son orfèvre dans sa lente et passionnelle manufacture menée avec un amour infini, une compétence sublimée et une patience en or.

Défilé de vélos 3.

Défilé de vélos 4.

Défilé de vélos 5.

Place à présent aux affiches Vintage du siècle dernier. J'en ai parcouru des centaines et il m'a fallu trier, j'ai donc fait un choix.

Affiche.

Et enfin cette dernière affiche cyclophile de la série des verticales, avec un rapport que secondaire aux vélos mais une tout de même assez jolie malgré tout.

De suite, la transition entre les verticales & les horizontales, avec cette paire de contemporaines.

Je sais, elles ne sont pas Vintage, c’est le Mal, mais je n’ai pas pu résister à la tentation.

Comme promis, on accueille maintenant la série des horizontales.

Chose promise, chose dûe, voici la plus jolie des horizontales en mode Vintage:

J’espère que vous avez passé un agréable moment par cette aimable évasion en compagnie de cette sélection d’affiches qui toutes à leur manière louent la grandeur de nos vélos chéris. Je vous ai préparé quelques extras, ce sont les bonus comme il est coutume d’en trouver dans les DVD. Mon concept est de vous les ajouter à la suite, pour finir sur une touche d’humour fin et insolite.

Comme quoi, si lui transporte un frigidaire à vélo, on le peut tous. Et dans les bonus ultimes, je lève le voile sur un mystérieux secret, vous saurez désormais à quoi carburent nos amis les cyclistes Hollandais.

Voila, c’est l’heure de nous quitter. Je vous dis à bientôt pour mon prochain article qui, s’il est celui auquel je pense, sera politique et solennel. Alors on se sépare sur cette légère maxime Erycienne que je dis toujours:

« Deux roues de plus, c’est quatre roues de moins. »

Des vélos déchaînés.

Trek a commencé la commercialisation de vélos de ville sans chaîne, la classique en acier qui déraille et sans cesse à graisser pour un pédalage silencieux. Sur les vélos Trek District et Trek Soho la chaîne est remplacée par une courroie crantée comme on en trouve couramment sur les motos telles que les Harley Davidson.
Le concept de courroie crantée sur un vélo n’est pas nouveau mais jusqu’ alors aucun des grands fabricants mondiaux de cycles ne s’était risqué à proposer cette technologie sur des modèles de grande série.

Et comme Trek ne traite rien à la légère, l’ensemble de la transmission est produite sous le nom de Carbon Drive par Gates Corporation, marque d’excellence dans le domaine des courroies destinées à l’automobile, et à l’industrie. Au moins cette composante des autos au service des vélos. Les courroies sont en polyuréthane et fibres de carbone pour que tout allongement dans le temps soit impossible.

Les pignons crantés avant et arrière, ultralégers, sont traités pour une durée de vie supérieure aux meilleurs pignons d’un système de transmission classique, même dans des conditions de forte abrasion. Une attention particulière a été portée au dessin des dents des pignons pour chasser en temps réel la poussière ou la boue et éviter tout entretien, pour un pédalage ultra-silencieux et efficace et un vélo plus léger sans entretien ni tâches de graisse, avec en prime un transport – dans la voiture par exemple – rendu beaucoup plus facile. Gates annonce une durée de vie de la transmission deux fois supérieure à celle des meilleures chaînes.
Inconvénient des courroies de transmission : elles ne se prêtent pas aux montages avec dérailleurs arrière et triple plateau avant, et sont donc destinées aux vélos urbains avec changement de vitesse dans le moyeu, 8 vitesses, par exemple, dans le cas du Trek Soho dont ci-joint la photo. Trek a laissé entrevoir des évolutions prochaines du système.

Sont disponibles en Europe: le Trek District (photo d’ouverture), un vélo urbain mono-vitesse, ultra simple, avec une fourche avant en carbone; et le Trek Soho. Le premier avec ses jantes aluminium à flans hauts et sa fourche en carbone est une machine à se déplacer ultra basique, d’un superbe design, léger, quasi-increvable (dans tous les sens du terme), bien que voué à des terrains plats sous des climats secs (pas de garde-boue); le deuxième, équipé de 2 freins à disques Shimano correspond plus à notre vision européenne d’un vélo de ville.
D’audacieux vélos qui enlèvent le bas c’est délicieusement séduisant. Un argument supplémentaire qui souscrit à la pertinente fonctionnalité des vélos en ville, car dans l’évolution Darwinienne, inévitablement après l’homo bipède et automobilus, jadis enchaînés dans l’adversité hostile du trafic routier, s’annonce pour le bien tout entier de notre condition, l’homo cyclus, sans chaînes et sans reproches, libre comme le vent. Une dernière pour la route, cet authentique vélo sans chaîne, le premier du genre. Plus fort encore puisque sans autre transmission que celle humaine, en tout et pour tout. La seule qui conserve toute sa puissance cinétique, sans perte aucune. Peut être un bémol, juste, il lui manquerait dans le moyeu avant un embrayage automatique de type cyclomoteur pour adoucir l’effort en vitesse de croisière et un système interne pour le démultiplier au démarrage, car dans la video les utilisateurs sont en pleine lancée, jamais en départ-arrêté. Ceci d’autant plus que si la perte de transmission est nulle car non absorbée par un rouage intermédiaire, c’est la puissance elle-même fournie à la source qui est désavantagée par l’angle corps-jambes qui n’est pas optimal pour un rendement maximal. Monocycle= 90°, Vélo classique= 75°, Vélo sans chaînes à transmission avant directe= 55°.

Bien entendu, la liste des marques de par le monde qui promeuvent des modèles sans chaîne est immense, aussi n’ai-je volontairement pas abordé l’aspect car il faudrait y consacrer une encyclopédie entière et vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Dans le désordre je peux citer le Stringbike, qui a remplacé la chaîne par un jeu de poulies et de câbles, très propre, offrant un bon rendement au pédalage mais cher.

Un certain autre spécimen est inspiré des systèmes monowheel sans l’être, car encore mû par une courroie crantée comme intermédiaire dans le couple pédalier-roue, le Lunartic Hubless Wheel Prototype. La roue motrice est l’arrière, ce qui est plus heureux quand on sait que l’arrière du vélo c’est 70% du poids. Mieux valait donc y concentrer l’effort pour minimiser les fuites cinétiques. Toutefois, il ne semble pas posséder de changements de vitesses. C’est un pur urbain basique, de promenade, léger, fun et maniable.

Ma préférée des solutions est à transmission à cardans de type Yamaha PAS er qui connaît une version évoluée, à assistance électrique.

Mais dans cet échantillon de ce qui se fait en la matière, j’ai gardé le plus surprenant pour la fin, c’est aussi le plus simple des vélos sans chaîne, comme son nom l’indique: The Bicymple. Déroutant avec son essieu arrière pivotant façon monocycle et son empattement serré entre ses deux roues qui permet des virages courts. Modèle en prise directe au moyeu arrière. Cette fois encore on est dans le registre de l’entraînement direct en propulsion arrière: ni chaîne ni plateau non plus ni changements de vitesse, mais au il est ainsi fait que la roue libre est prévue, comme vous le constatez. Voyez plutôt cette perle en images. Allez, comme on se quitte et parce que c’est vous, 2 videos pour le même prix, c’est happy hour open bar.

Et n’oubliez pas, en vélo, parfois pour bien avancer il faut prendre du recul. Bonne soirée à tous. Eryc

Champagne pour les cyclistes.

Champagne pour les cyclistes, que sautent les bouchons ! D’après une lecture, parmi d’autres, que j’ai pu compulser, il est révélé au sujet de Toulouse une nouvelle qui sur ce point de vue au moins, me fait apprécier la semi-campagne Tarnaise et n’a pas de quoi rendre si chauvin. Une étude menée par le service de localisation Tom-Tom, conclut que la septième ville de France la plus embouteillée est Toulouse. Qu’elle soit sacrément embouteillée, on est plusieurs à nous en être rendu compte et il nous a suffi pour cela de n’avoir qu’à la parcourir et constater (pour ne pas dire supporter) un nombre pour le moins vertigineux de travaux de toutes parts mettant à mal même le flegme serein d’un ecclésiastique. A s’en ronger le frein, son taux de congestion déjà en lui-même pesant de 27% cache pire, qu’il est en réalité aux heures de pointe de 82%, ce qui place la ville morose quasi au niveau de Marseille à quelques sardines près, et cerise sur le beignet, passe derrière Paris qui est à 71%. C’est bien connu, à Toulouse, à vélo, on dépasse les idiots. A cette lenteur, bientôt les piétons iront plus vite à pied. Peut-être faudra-t-il en venir à un bon coup de Mao pour qu’on circule tous à vélo qui, de plus, avec le gain de santé qu’il procure, devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Toujours est-il que, signe des temps en cette époque d’austérité où le carburant et l’entretien d’un véhicule nous sont financièrement prohibitifs, sur fond de vol de points de permis pendant ces 5 ans de carême Sarkozyen, ou prise de conscience collective, ce n’est pas hasardeux si à Villeurbane s’est montée pour les démunis une école du vélo qui apprend au public la conduite d’un vélo en ville et son entretien. Par ses aléas multiples, en tout cas la réalité revêt un certain besoin de plus en plus palpable de converger presque naturellement vers le vélo, sinon impératif, du moins comme sage alternative à l’auto, tant ces convois englués de voitures ont pris des airs de masses critiques, de véritables congestions urbaines. Hier ailleurs, aujourd’hui à Toulouse, demain partout. Eryc.

La solution.

JE PEDALE DONC JE SUIS. Finissons par une note gaie. Le vélo c’est la liberté, la preuve en video:

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