Aujourd’hui Dimanche 6 Mai 2012, c’est une très belle journée de Printemps, une fleurie, douce et ensoleillée. Il fait bon et c’est un temps à se faire une balade à vélo par l’exquis canal du Midi aux mille agréments. Je ne vais faire que du bord de mer, depuis Narbonne, pour découvrir l’île Sainte Lucie qui est à quelques battements d’ailes de mouette vers la frontière Espagnole.

Certes, ce ne sont pas là les 5000 kms de la plus belle et plus longue piste cyclable du monde. 

L’équipement réuni:
Un pantacourt ou « corsaire », qui est mon J’ean’s en photo, transformé en 2012 comme tel par ma couturière avant de devenir en 2014 cette pitoyable conne que j’ai rayée de ma liste et que je boycotte désormais.

Ma bouteille de jus de bananes de la veille que j’ai recyclée en gourde à cocktail hydratant.

Un litre de boisson, dont 75 cls d’eau fraîche dans une gourde, plus 25 cls de café dans mon Thermos qui me rend très heureux. Ce n’est pas n’importe lequel mais un « old-school« , un Vintage très Kitsch des années 40-60, qui plus est un Made In France et qui a peut-être servi à un soldat. C’est un objet d’antiquité et plus que cela, c’est mon fidèle compagnon de voyage. Il fait partie des meilleurs et n’a pas son égal pour garder l’eau chaude. C’est le must, et il dépasse en efficacité tous les Thermos actuels. Ce n’est pas de la même conception que les modernes -> dedans c’est un bac moulé en verre sous vide qui lui confère un pouvoir de conservation calorifique de 12 longues heures. Il bat tous les Decathlon et autres produits contemporains. On en trouve plus des comme le mien, c’est un objet d’art. Un prodige du génie humain, et si par extraordinaire vous en trouviez un, je vous conseille vivement de l’acheter.

N’oublions pas l’indispensable pompe à vélo. Quant à l’eau nécessaire qui nous hydrate, ce n’est pas de l’eau ordinaire qu’on boit chez soi pour se désaltérer, contrairement à la stupide croyance populaire des ventreux Bidochons bien footeux devant leur télévision qui rotent leur bière à longueur de matchs. On a un effort à faire, une vraie pratique sportive et notre eau doit être ce qu’on appelle en Médecine du Sport du fluide électrolytique, par conséquent chargé en Ions et de fait, à teneur minérale. Ses apports sont du double type énergétique & musculaire, qui aident à l’effort des fibres musculaires rouges et blanches et contrôlent l’acide lactique. Par conséquent, je me suis préparé une solution à base de Berocca, vendu en comprimés effervescents en pharmacie, parce que je ne suis pas un Audois primitif qui tourne au Pastis 51.

Ne jamais partir à Jeun (Jeun, la ville bien connue, célèbre pour ses cathédrales). Partir aussi dans une limite, toujours modulable, de 20 à 50 kilomètres, ce qui suffit pleinement car on fait une promenade, avec haltes et photos; on ne fait pas une course. Le canal de la Robine n’est pas un vélodrome pour les simplets casqués comme des Dark Vador qui fusent à vitesse éclair pour rattraper leur épaisse connerie, et dans des couleurs bigarrées dignes d’un carnaval Brésilien. Personnellement je privilégie les sucres lents et conséquemment je mange des pâtes, ou du riz, voire des deux. Prudence avec les pâtes. Pour elles et le blé j’émets des réserves en raison de leur Gluten qui est critique pour les articulations.


En l’occurrence, avant mon départ je me suis préparé une Truffade, une bonne grosse Truffade aux Ripaillettes avec petits légumes (Mdr). Vous pouvez chercher ce nom dans Google, vous ne le trouverez pas, et je suis en train de rire tout seul comme une grosse baleine car je l’ai inventé. C’est une spécialité Made in Eryc. Donc fendez-vous bien la panse avec cette goûteuse Truffade de Pouillarde copieuse et festoyante, à la bonne Ripaillette. Place à cette photo qui vous parlera mieux que moi et vous mettra en appétit.

Mmmm … c’est si bon ma Truffade de Pouillarde à la Ripaillette, que je n’avais pas prévu l’arrivée d’un édule, le fidèle ami de l’homme mais surtout celui du bon miam-miam. Il m’a rejoint au camion dès que je l’ai finie. Quel odorat, ces chiens ! N’empêche qu’il était bien sympathique, même s’il a surgi de là où lui seul sait. Et comme il faisait chaud et qu’il haletait je lui ai servi une gamelle d’eau fraîche.


Une bonne découverte est le Bicarbonate de Soude: c’est très sain car c’est le meilleur correcteur de PH après les repas, c’est la bonne compensation en basique à l’acide, et le Bicarbonate prévient des acidités gastriques en facilitant les digestions, comme le Fenouil, réputé pour aider fortement à la digestion. Pour son très avantageux rapport poids/encombrement, je l’emporte avec moi.

On reste dans les victuailles, et j’évoque les goodies que j’emmène avec moi pour la route, afin de me sustenter. Par exemple ces chocolatines, mes alliées.

Pour prévenir d’éventuelles douleurs, jamais souhaitables et toujours possibles, du Paracétamol, et effervescent car il est plus vite assimilé.

Un sac plastique parce que je ne suis pas un pollueur comme beaucoup. Je suis chaque fois effaré par le nombre de détritus que tant de tocards sèment partout où ils passent, au plus grand mépris des autres cyclistes, des randonneurs et principalement de la Nature elle-même. Vous seriez sidérés par le nombre de scélérats qui vous disent aimer fouler la Nature, l’explorer et lui trouver par dizaines des charmes de pureté tout en la souillant dans votre dos de toutes les immondices possibles et imaginables. J’abhorre ces iconoclastes, eux, leur famille et toute leur crasse mentalité de gras vérats suants d’antipathie.

Vu la chaleur, je reste habillé Light, et pour avoir souvent pédalé en Tongs, je chausse ma paire. Sur la photo on n’en voit qu’une des deux parce que je ne trouve pas l’autre, je ne sais pas où elle est passée. Il va y avoir souci pour pédaler. On verra bien, je gèrerai.

Je suis garé sur le parking à droite en contre-bas et j’ai fait du dessus du pont cette jolie photo qui en plus de vous dévoiler la beauté du Canal qui m’emportera vers l’île, vous affiche à droite, ce discret bar-restaurant au bord de l’eau qui m’a invité après mon repas à un bon et goûteux café moussant au parfum luxuriant de sensualité.


Autres vues, cette fois, de l’intérieur de ce restaurant vers son extérieur (autrement dit le Canal du Midi) + un exemple de son ravissant décor de péniches dont certaines sont même oniriques.


Cette dernière pour la route, avec cette jolie pomme suspendue très à mon goût et du plus bel effet.

Ce restaurant est une ode aux sens et son gérant qui m’a servi lequel portait comme moi un sweet à capuche, je l’ai trouvé bien aimable, ce qui me fait une fois de plus dire, par longue expérience, que l’accueil et toute l’amabilité ambiante sur le Canal, tient d’une autre dimension, c’est une faille spatio-temporelle, une autre planète. La précipitation bousculante des villes y laisse sa place à la douce quiétude d’un bien-être général et enveloppant, avec galanterie et poésie comme seul horizon des possibles.

Ce seront mes dernières photos de ce côté-ci du Canal, avant de changer pour la rive idoine et me lancer l’âme vagabonde vers l’aventure des ailleurs inconnus. Je sors du restaurant qui en lui-même a amorcé mon évasion. En face de moi, cette attachante petite famille de canards que j’ai bien aimés.

La jolie péniche vue partiellement, cette fois dans son entier, plus un petit voilier face à moi.


A mes pieds, la partie émergée d’une bite d’amarrage (1/3) dont je vous informe qu’elles peuvent être plantées dans la terre jusqu’à 1,50 mètres de profondeur. Je vous en montrerai une à la fin de l’article, c’est impressionnant.

C’est fait, je suis passé du côté clair de la force et c’est éminemment enjoué d’une douce allégresse que je vous en donne les premiers extraits.


Sa proue vous indique ma direction, soit Port la Nouvelle à quelques centaines de tours de roues, et son intermède préalable, la jolie écluse de l’Île Sainte Lucie.

C’est fait, je suis lancé. Ne pas s’en faire pour l’ombre, le Canal étant sinueux, elle change souvent de côté. Ma piste sous vos yeux que je prends était l’antique chemin de halage emprunté par des boeufs qui avec leurs harnais tractaient les péniches jadis, naguère. Un boeuf de chaque côté du Canal, de part et d’autre de la péniche à tracter. Il se peut qu’on croie voir encore des boeufs sur la piste cyclable …

Admirez l’appel du Canal, c’est sa beauté qui vous transporte. Ici ce n’est que flânerie et rêverie, tout est calme et souriant comme les douces courbes du cours de l’eau où l’on flotte de bonheur et qui guide vos roues.

Une première surprise rencontrée, comme pour un promeneur à qui le Canal en réserve moult. Au milieu de nulle part et tandis que la première maison est au moins à environ mille arbres de là, ce compteur électrique. Un compteur qui ne sert personne, aucune trace humaine de vie à mille coudées alentour. Un de ces mystères impénétrables qui défie la raison et nous laisse humbles d’incompréhension devant d’anciennes logiques souvent antérieures à notre naissance, d’autres temps anciens, et qui nous dépassent. Un vestige de Dieu sait quelle maison ou quelle famille des années passées, et dont on se demande autant pourquoi cette habitation est partie que pourquoi elle s’y était installée. Si habitation il y eu, ce qui ne semble pas trop être le cas.

Une surprise ne venant que rarement seule, 5 kilomètres plus loin, soudain mon attention se fige. Je crois avoir une vision. La colère m’empare et la gêne m’égare. Je trouve d’une éloquente morbicité qu’on eût pû laisser insolemment aux yeux des familles qui passent la marque visible d’une pendaison.


Mon sang ne fait qu’un tour. Ce macabre camouflet peu seyant à ce lieu coruscant injurie mes sens et navre confusément ma joie. Diantre, que je suis en courroux ! Je lance un regard torve à cette impudique galéjade de la dernière inconvenance et m’érige en mutin avec force vindicte et bellicosité.

« Ô toi corde à mon errance tu fais ombrage, et ta scène Béotienne me remplit de rage. Ce si joli décor que j’ai pour ami je ne le puis ainsi voir souillé d’infamie. Qu’ai-je fait aux Cieux pour mériter tel glas et subir tant d’offense dont je suis si las ? » (Eryc Vernet, poète lyrique du XXI° siècle)

Il suffit ! Qu’on m’apporte l’intrigant, je moleste ce vilain, le croque en oeil et je le rosse de mon baston. J’avance vers la corde pour la décrocher et là le doute m’assaille. Je pense alors que c’est l’amarre d’un bateau qui mouille là de temps à autres. Pour se simplifier la vie il la laisse à demeure, cependant qu’il doit en disposer de deux car quand il n’est pas attaché là, à moins d’être en route, il est attaché ailleurs.

C’est donc le coeur léger que je poursuis ma vadrouille, écoulant la distance une pédalée après l’autre et humant l’air parfumé de ses senteurs florales.

Je vous gratifie de ce modeste rush que j’ai effectué, où j’ai mixé les images de mes 2 rendez-vous consécutifs à l’île Sainte Lucie, espacés d’un an. Les prises de vue en Live sont de moi comme le sont les photos que vous trouverez dans mon autre Blog « Clichés rectangulaires pour une terre ronde« .

Tout en continuant ma suave percée aérienne je vais vous conter une chose, que le choix de la piste n’est pas aléatoire. Rarement l’on trouve 2 pistes viables en parallèle, de part et d’autre du Canal. Quand l’une l’est, l’autre adverse ne l’est pas et ainsi de suite. En quittant le restaurant j’aurais pû prendre sa piste et pourtant j’ai pris celle-là. A chaque choix on a une chance sur deux d’avoir pris la bonne, lisse et carrossable au lieu de la boueuse et hostile. Tout est question d’expérience. L’an dernier j’avais pris la mauvaise. C’est donc en connaissance de cause que cette année, fort de ces souvenirs, j’ai pris la piste correcte. Petit arrêt mictif au kilomètre 13 car le 13 porte bonheur.

De l’autre côté sur la rive opposée, ce cabanon l’air vacant, curieux avec sa porte fermée mais sa fenêtre grande ouverte. On se demande sa raison d’être, et précisément à cet endroit perdu au milieu de rien. Toute la piste est lunaire, suspendue à un plan de réalité autre, sans évidence, rempli de constructions vides, en soi aux formes familières mais dont ne subsiste pas de témoins ou d’explication à leur finalité.

De mon côté où je me trouve ce n’est guère plus compréhensible, avec ce bâtiment non moins étranger à l’explicable. Je le longe tout en le regardant. Dans la continuité je découvre derrière lui ce panneau, je dépasse le tout et poursuis ma route vers l’île.


Par endroits la piste s’écarte et en d’autres elle se plie, en bordure d’une mer voisine qui à mes yeux se couvre et se découvre au gré des formes joueuses de la piste. Tout est apaisant, de la tiédeur de l’air, aux embruns marins, en passant par le murmure de l’air et les contours étirés. Le décor où j’évolue est suave et détendu à en être presque maternant. Aussi, bien que j’ambitionne de gagner l’île, je prends tout mon temps dans cet exil exquis, distillé de liberté qui me régale d’arbre en arbre. Les mouettes m’accompagnent et cela me ravit. Je n’ai croisé personne, j’ai ce beau littoral tout à moi.

Les mètres passant, je glisse doucement du soleil à l’ombre, et m’enfonce dans une aire de nonchalence pleine de grâce et de repos. Je la traverse et à son issue lointaine j’entrevois l’écluse de l’île Sainte Lucie qui me tend des lumières et des couleurs nouvelles.


Nous y voilà.


En son coeur, un étroit petit pont, déporté, qui mène à une forêt latérale parcourue de tables de pique-nique et de havres verdoyants tous plus jolis les uns que les autres. Je n’ai pu céder à l’invitation et me suis engagé sur l’une d’elles où j’ai fait une agréable pause-repas. Ma table du bonheur et d’autres tables alentour qui n’attendent que de combler:


Le repas fini et le café bu, je m’avance souriant vers la piste qui m’a amené en ce jardin d’Eden.

Je traverse dans l’autre sens le pont et m’arrête jeter un regard vers toute cette route confidente, si bienfaisante et douée d’une âme. J’ignorais à ce stade que je n’étais pas au bout de mes surprises et qu’elle me recèlerait un dernier événement, l’apothéose de tous.

Puisque j’étais lancé et comme la journée était radieuse, au lieu de retourner sur mes pas, je poursuis mon escapade de 10 kilomètres supplémentaires, toujours plus au Sud vers la civilisation suivante. Joignant le geste à la pensée, j’enjambe mon destrier d’acier et m’éloigne vers ces tropiques.


Ainsi, après un nombre certain de tours de roue, je suis accueilli sans presque en avoir pris conscience, par une étendue désertique à perte de vue. Je pose le vélo contre un panneau qui décrit le lieu troublant.

Je suis interrogatif devant la disparité de ce fond marin dont le bout si reculé qu’il en est hors de ma portée visible, n’est que la mer qui s’est retirée. On se sent décontenancé par cette impalpable sensation d’abandon et d’espace. Le soleil est brûlant, je n’ai plus beaucoup d’eau dans ma gourde et il n’y a pas d’ombre à des kilomètres. Les perspectives vous médusent. Il n’y a rien d’autre que chaleur écrasante et vide en abondance. Tout laisse perplexe: le mystère de l’origine de ce tableau de désolation et celui de sa place, quand on sait qu’il y a encore pas si longtemps, autant dire seulement quelques encablures,  j’avais l’eau coulante et fraîche du Canal, et des arbres et de l’ombre en tous points. Avec en plus, des signes tangibles d’organisation humaine et d’artisanat puisque non loin j’ai mangé sur une aire de repos aménagée de tables. Ici c’est dépourvu de toute forme de vie.
Mais ce n’est pas tout, la particularité originale du lieu a opéré. Ce nouveau monde que je déflore a transformé l’ensemble des proportions laissées derrière moi dans le précédent, plus équilibré et hospitalier. C’est un renversement des notions de distance et de volumes.


Mon étape suivante me le confirmera en me projettant dans un milieu vertigineux d’abérration.
Je monte mon vélo et continue ma percée dans cette lande si grande que j’en ai deux sensations: de me sentir petit en taille et de ne pas avancer malgré mon pédalage. La piste n’en finit pas. Mon seul repère devant moi au loin est la chaîne des Pyrénées. Je sais que je devrais tôt ou tard parvenir à Port La Nouvelle. Je n’ai rien à faire d’autre qu’avancer, ce que je fais avec une moindre motivation car le paysage est constant et même somnolent avec une piste interminable et un décor minimaliste, réduit à sa plus simple expression, qui pour être harmonieux, n’en est pas moins absent de toute distraction. Mon pédalage s’éternise, le soleil m’assèche et me brûle.
J’ai dépassé le point de non-retour et par devant moi c’est l’inconnue. Un monde nouveau m’attend. Je ne sais qu’une chose, c’est que la soif me gagne et que je transpire à me déshidrater doucement et inéxorablement. Je ne peux qu’avancer en espérant. Aussi je me console en supposant avoir bien agi, sans regrets d’avoir fait dos à l’écluse où l’eau coulait à flot. Ma vision se trouble. La route se fait effort et progressive est la fatigue qui va croissant au fil des distances.

Pour seule tâche sombre dans ce désert blanc baignant dans un soleil de plomb, un amas de pneus de voiture au loin. Je me dis que mes forces m’abandonnent et que mon état me joue des tours car l’endroit est trop nu pour d’une part loger un amas de pneus, ce qui est juste fou, et d’autre part pour que des pneus me paraissent plus grands que moi. Il ne fait plus de doute, c’est le signe que j’ai besoin d’ombre, d’eau et de repos. On finit par entrer en phase d’hallucinations, c’est biologique. Je n’en suis pas à ma première surprise et je mets ces dimensions sur le compte de ce désert qui fausse le jugement et désordonne les géométries. Quand je crois faire du sur-place, j’avance, ce qui est haut me semble petit, les échelles sont altérées par l’extravagante platitude de ce triangle des Bermudes.
Mais une chose me trouble. J’approche à vélo de l’amas de pneus, je suis censé avoir encore ma tête et pourtant, bien que roulant modérément les pneus me font l’effet de venir à moi à la vitesse d’un train, tellement ils grossissent à vue d’oeil à mesure que j’en approche lentement.
Ils ne sont plus qu’à ce que j’estime être plus ou moins 100 mètres, difficile à dire, et me croirais le nez sur eux tant ils sont géants. Du moins je les crois géants. Mon Dieu, mais je peux en sentir l’odeur alors qu’ils paraissent à au moins 20 vélos devant moi ! Là je suis près, je les aborde. Au sol je suis à qu’une dizaine de pas alors que dressés devant moi ces pneus de voiture me dépassent ! Mais ils font 2 mètres de diamètre !!
Je descends à terre. Je mets la béquille. Je retiens ma respiration. Qu’est-ce que c’est que ce phénomène ? A-t-on jamais vu des colosses pareils, de tels monstres d’une tonne ?

Eryc.