Champagne pour les cyclistes, que sautent les bouchons ! D’après une lecture, parmi d’autres, que j’ai pu compulser, il est révélé au sujet de Toulouse une nouvelle qui sur ce point de vue au moins, me fait apprécier la semi-campagne Tarnaise et n’a pas de quoi rendre si chauvin. Une étude menée par le service de localisation Tom-Tom, conclut que la septième ville de France la plus embouteillée est Toulouse. Qu’elle soit sacrément embouteillée, on est plusieurs à nous en être rendu compte et il nous a suffi pour cela de n’avoir qu’à la parcourir et constater (pour ne pas dire supporter) un nombre pour le moins vertigineux de travaux de toutes parts mettant à mal même le flegme serein d’un ecclésiastique. A s’en ronger le frein, son taux de congestion déjà en lui-même pesant de 27% cache pire, qu’il est en réalité aux heures de pointe de 82%, ce qui place la ville morose quasi au niveau de Marseille à quelques sardines près, et cerise sur le beignet, passe derrière Paris qui est à 71%. C’est bien connu, à Toulouse, à vélo, on dépasse les idiots. A cette lenteur, bientôt les piétons iront plus vite à pied. Peut-être faudra-t-il en venir à un bon coup de Mao pour qu’on circule tous à vélo qui, de plus, avec le gain de santé qu’il procure, devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Toujours est-il que, signe des temps en cette époque d’austérité où le carburant et l’entretien d’un véhicule nous sont financièrement prohibitifs, sur fond de vol de points de permis pendant ces 5 ans de carême Sarkozyen, ou prise de conscience collective, ce n’est pas hasardeux si à Villeurbane s’est montée pour les démunis une école du vélo qui apprend au public la conduite d’un vélo en ville et son entretien. Par ses aléas multiples, en tout cas la réalité revêt un certain besoin de plus en plus palpable de converger presque naturellement vers le vélo, sinon impératif, du moins comme sage alternative à l’auto, tant ces convois englués de voitures ont pris des airs de masses critiques, de véritables congestions urbaines. Hier ailleurs, aujourd’hui à Toulouse, demain partout. Eryc.

La solution.

JE PEDALE DONC JE SUIS. Finissons par une note gaie. Le vélo c’est la liberté, la preuve en video: