Peut-être un fond musical d’ambiance pour accompagner votre lecture, c’est offert par moi. Cadeau.

Il paraît que manger chaque jour à sa faim peut-être bon pour la santé. Ou pas. C’est moins fonction de ce que nous mangeons que de notre relation de confiance avec la très relative et douteuse communication des industriels, lesquels s’avèrent accumuler à notre grande stupéfaction un nombre croissant de manquements les plus élémentaires à leur priorité salutaire des aliments produits.

C’est que la liste est longue, de tout ce qui pourrait nous tuer à petit feu et qu’on consomme joyeusement chaque jour, en pensant bien faire, dans notre plus grande innocence. La fin justifiant les moyens, plus que d’apaiser nos faims c’est notre fin que les industriels, pris en flagrant délit d’homicide involontaire, nous servent à table chaque jour, pour créer, en priorisant la quantité à grande échelle au détriment de la qualité nutritive individuelle. Les courses en ville, c’est un supermarché aux poisons les plus variés que jamais on n’aurait suspectés un instant dans nos assiettes. Il a été trouvé dans nos victuailles après analyse scientifique, tout l’arsenal toxique apte à réduire notre espérance de vie et à nous fragiliser de toutes les maladies possibles et imaginables: du plomb, des pesticides, du fluor, des fongicides, des insecticides, du Bisphénol A, du mercure, de l’aluminium, des OGM, de l’aspartam, des perturbateurs endocriniens, des phtalates et multitude d’autres venins connus pour nous développer lentement mais sûrement des affections des plus bénignes aux plus malignes et même létales, allant du diabète et du cholestérol à la maladie d’Alzeihmer en passant par les cancers, les maladies auto-immunes et les pires dégénérescences qu’on puisse infliger à notre organisme. En fait, depuis la première guerre mondiale et par le vecteur de nos aliments industriels dévitalisants, on a recensé plus de 100.000 molécules à bout de fourchette que le système de production alimentaire mené sans conscience nous a inséminés repas après repas, nous transformant en sièges involontaires d’un spectre de substances polluantes et parasitaires que nous couvons et nous contamine de l’intérieur jusqu’à notre mort-même qui nous est programmée. Si bien que ce n’est plus partir, comme dit le proverbe, qui est mourir un peu, mais simplement manger, abstrayant presque complètement que puisse être bon le seul fait de s’alimenter.  Tous ces matériaux indésirables que j’ai cités et quantité d’autres sont présents dans l’absolue totalité de la chaîne alimentaire de nos mets et autour de nos mets dans la pléiade d’accéssoires contributifs à notre alimentation, tels que les emballages plastiques de nos aliments et nombre de nos poêles à Téflon. On ne mange plus depuis longtemps dans une assiette, mais nous mangeons dans une gamelle imposée par les magnats de l’agro-alimentaire, Monsanto en tête, aux airs de poubelle finale du lobby pétro-chimique, véritable coup porté sans scrupules à nos intégrités physique et morale.

Selon le réseau Environnement-Santé, c’est quasiment toute la population qui est ainsi vouée à une décimation prochaine, discrète, toute en lenteur et dans la plus laide immoralité.

« Malgré les pâles prétentions socialistes complices, en ces temps de tromperie nationale, c’est tout notre système de protection sociale qui est aujourd’hui menacé par le tsunami des maladies chroniques que sont les affections cardio-vasculaires, le cancer, les maladies respiratoires ou le diabète, estime ce lanceur d’alerte. (…) Agir sur les causes identifiables, les substances chimiques au premier chef, relève d’une nécessité absolue. » C’est vrai que les contrôles publics, pourtant dûment financés par nos étranglantes ponctions fiscales, sont un échec total, une pitoyable faillite.

« Comment manger sain ?, s’interroge également L’Express n° 3113, pages 76 à 89, qui publie des extraits du livre de la journaliste Marie-Monique Robin, dans Notre Poison Quotidien. « Le pouvoir politique n’agit qu’après avoir compté les morts. Comme pour l’amiante et le Mediator®, il intervient s’il veut (…) Songez aussi au poids de l’agro-industrie … En 2010, la France est le pays qui a demandé le plus de dérogations exceptionnelles pour l’utilisation de pesticides pourtant clairement interdits: plus de 300 ! ».

Malgré tout, de ce dossier pour le moins indigeste s’est dégagée une positive éclaircie d’espoir. En effet, comment les produits chimiques nocifs de notre chaîne alimentaire sont ils testés, évalués, puis réglementés ? Marie-Monique Robin a sillonné le monde pour tenter d’apporter une réponse sous la forme du précieux documentaire que j’ai traqué puis me suis procuré avant de vous le distribuer gracieusement en fin d’article. C’est l’histoire et le tracé furtif des poisons malsains qui aliènent notre santé et que l’on nous administre. Pour information, les produits phytosanitaires sont des dérivés des gaz de combat mis au point par un chimiste allemand du nom de Fritz Haber pendant la première guerre mondiale. Ce sont ses travaux sur les gaz chlorés qui ont ouvert la voie déviante à la production industrielle d’insecticides de synthèse dont le DTT qui fait partie de la vaste famille des organochlorés. Ils sont aujourd’hui utilisés dans l’agriculture chimique et vous les collectionnez dans votre sang. C’est donc joignant le geste à l’écrit que je ne saurais trop recommander de lire ce documentaire de si bon aloi dont j’ai cédé à la tentation de vous en fournir le lien suivant. Quand vous l’aurez lu, vous ne mangerez plus de la même manière. Bon appétit. Eryc.

Confidence: Beaucoup parmi vous se sont régulièrement demandé qui peut bien donc être l’Unknow Artist de God Fearing Man, la musique que je vous ai mise en accompagnement pour cet article. C’est Ben Harper. Bonne soirée à vous.