Dans la foulée, vous venez d’assister, impuissants, au double viol de vos porte-monnaies par l’augmentation simultanée des prix de la bière et du tabac. Concernant la bière, c’est quasiment culminant à l’hypnose de masse, qu’avec le cynisme qu’on lui sait, le gouvernement Flamby veut doubler la taxe sur la bière, au motif de résorber le trou de la Sécurité Sociale. Le plus ironique dans l’histoire est que sur cette même Sécurité Sociale précisément, il vient d’être par ailleurs constaté par la Commission des Comptes, derniers chiffres à l’appui, que ce trou en 2012 s’est avéré être bien moins important (de + de 2 Milliards) que prévu et en conséquence directe et logique, éxonéré de tout plan de secours futile et superflu. Probable oubli supplémentaire du gouvernement Flamby, il est à noter que contrairement à la cigarette, curieusement, les instances politiques n’ont pas semblé expliquer cette hausse par une nécessité sanitaire de protéger la jeunesse des dommages de l’ébriété, comme elles s’ ingénuent à prétendre par de vertigineuses conjectures que le tabac t’abat. Le mesure, en outre, gage d’apporter à l’Etat la bagatelle d‘un demi-milliard d’€uros, de quoi tomber par terre d’un coma. D’après une source proche du dossier, selon la formule habituellement consacrée qui ne veut strictement rien dire, on glose dans le milieu gangstérien des extorsions de fonds faites au peuple, que ce n’est pas la TVA qui serait concernée mais la taxe dite d’accise, qui est fonction du degré d’alcohol dans la dive cervoise. C’est vrai que du coup, on sent qu’on a une plus belle jambe. C’est qu’on en viendrait presque à boire un pichet pour oublier l’abyssale duplicité des apôtres de la bien-pensance au pouvoir.

Toujours dans les modalités factuelles afférentes à la « thérapie » de la Sécurité Sociale malade, on cite un autre écran de fumée, si on me pardonne l’ironie, je veux parler de la hausse du prix du tabac, où encore une fois l’Etat a mis le « paquet ». L’augmentation de 6,5% sur tous les produits du tabac ne met plus aucun paquet en dessous du plancher de 6,10 €, avec une hausse moyenne de 40 centimes, la plus saillante depuis une décade. Une mesure qui fait pour le moins tousser. Les spiritueux de plus de 40° ont été majorés et même taxés à 19,6%, comme les parcs à thème tels qu’Astérix et autres Disneylanderies. De même que le Puy du Fou, soyons fous. Tout celà sur fond de croissance zéro depuis un an, voire décroissance depuis que la France qui n’est aidée de personne aide la Grèce. Ce ne sont pas les nantis politiques que cela dérange, quand on sait que cela conforte la thèse  de ceux qui évaluent dans leur estimation, les charges inhérentes aux hommes politiques à plus de 20% de la dette publique, de quoi payer la somme de 4000 €uros à vie à 2 millions de chômeurs. Il ne faut pas perdre de vue que  les politiciens sont de vils saprophytes prodigues. Je ne vous ai rien dit, mais Nicolas Sarkozy a été payé aux Etats-Unis un cachet de 250.000 €uros pour une conférence de 45 minutes. Oui, fidèle à ce qu’il avait annoncé dès 2008 : « Mon prochain statut sera ancien président, et celui-là durera très longtemps. Alors je ferai comme Billy ( Bill Clinton) ou comme Tony (Blair) : Je ferai des conférences et là, je me bourrerai ! » Cachet de la banque Morgan Stanley. La somme proposée à l’ancien président pour cette prestation était de 250.000 euros pour 45 minutes de discours, ce qui ramène le taux à la seconde d’intervention à seulement 92 €uros la seconde. Je n’ai rien dit, je ne voudrais pas que vous le lui répétiez, sait-on jamais s’il fait comme pour Khadafi et il m’envoie un émissaire des services secrets me descendre. Quoi ? Non je n’ai pas dit qu’il a fait éliminer Khadafi à qui il devait une somme de 400 Millions d’€uros fournis par celui qui lui a financé sa campagne présidentielle de 2007 (Vous ne vouliez pas le croire quand Le Pen vous l’avait dit parce que les Français êtes tous des Gauchistes antiLePenistes primaires).

La palme du déficit du pays est revenu à Sarkozy avec -5,7% mais suivi du socialiste champion en saut olympique de haie aux jardins de l’Observatoire, j’ai nommé tonton (flingueur), le vieux ex-cagoulard Mythe Errant.

En effet, depuis 1974, aucun budget de l’état n’a été à l’équilibre. Les déficits ont plutôt tendance à s’accentuer avec un paroxysme en 2009. Cette année là, les administrations publiques et donc principalement l’état ont dépensé  143 Milliards d’Euros de plus que le total de toutes les recettes. Pour comparaison l’impôt sur le revenu avait rapporté au total 41 Mds d’euros. Le PIB de la France était de 1 889 Milliards d’Euros, le déficit a représenté 7.6% du PIB. Deux mots sur le déficit public sous chaque président depuis 1950: Le solde public a été positif sous les présidences de Charles de Gaulle et Georges Pompidou. Depuis, la dégradation est assez continue et nous vivons actuellement les pires années depuis 1950 du point de vue des déficits. La dette publique est l’accumulation des déficits et des intérêts des emprunts contractés. La barre des 2 000 Milliards s’approche, nous devrions la franchir vers 2015 si des déficits ne sont pas maîtrisés.

L’amusant dans cette affaire de patchs d’austérité forcée, à visée corrective, est que ce même Etat s’éparpille depuis des années dans une pléthore de campagnes anti-tabac tout à fait amusantes, au point que si on était mauvaise langue, on se laisserait aller à murmurer que c’est avec ses hausses que nous payons ses opérations Pub antitabagiques. Mais on n’est pas mauvaise langue. Plus comique encore est l’OMS qui ne s’est pas empêchée l’an dernier d’offrir une Ferrari Testarosa à Kouchner, lequel s’est fait flasher en Belgique pour excès de vitesse (mais pas une ligne de celà au pays de la censure Stalinienne) et qui dans sa grande magnanimité nous affirme que les hausses sont bonnes pour notre santé et qu’elles sont produites pour nous empêcher de fumer. Intéressante et obligeante précaution que de fournir des paquets pour nous empêcher de fumer mais des paquets plus chers. D’aucuns depuis ce jour on considéré qu’ils appréciaient d’autant plus leur cigarette qu’elle était plus chère. De l’aveu-même d’Yves Martinet d l’Alliance contre le tabac, la hausse du prix ne cause pas la baisse de sa consommation. Quoique la « fumiste » Commission des Finances de 2011 allègue, sa consommation n’a pas reculé, puisqu’elle omet les 73.000 décés /an corrolaires justement au tabagisme (1° cause de mortalité évitable en France) et ne se base que sur les ventes officielles du tabac intra-muros, oubliant les 3 autres moyens de se procurer du tabac en France.

A cet égard, je transmets en provenance de l’Est Républicain, qu’un jeune homme de 23 ans vient d’écoper de 3 ans de prison ferme: il a passé à tabac dans une rue un autre jeune qui ne lui avait pas donné une cigarette exigée. Le racketteur a également frappé le frère de la victime venu au secours de son aîné et 2 policiers interposés. Ailleurs, en Saône & Loire, des malfaiteurs se sont introduits dans un dépôt de cigarettes, ont ligoté les employés et embarqué pour 400.000 € de tabac, exactement 300 cartons de cigarettes. C’est aussi sans parler des courses trans-frontalières des fumeurs héxagonaux qui passent du côté Italien, Belge, Luxembourgeois, Espagnol, Andorran et Allemand pour acheter leur tabac à prix plus raisonnable. L’addiction a de beaux jours.

La pilule de la dette de la Sécurité Sociale semble mal passer et l’abus de mensonges peut nuire à la santé de l’Etat s’il perdure dans ses fallacieuses élucubrations en nous floutant de sa fumée ectoplasmique le profil spectral de la Sécurité Sociale. Il serait bien avisé de garder en mémoire son régime impopulaire de déremboursement massif des médicaments qui nous rend chaque jour de plus en plus luxueux le ticket modérateur, quand comble d’ignominie, il s’est fait en coulisses dans le même temps l’avocat zélé de la directive THMPD. Pour les anglicistes, la Traditional Herbal Medicinal Products Directive. Pour une plus exhaustive information, vous pouvez consulter cette video que j’ai postée et l’addendum n° 1 à la fin de cet article.

Et parce que Pourquoi faire sain quand on peut faire con, comme si celà ne suffisait pas, je passe sur les détails de modifications génétiques dont on sait l’issue cancéreuse et létale, des organismes que les lobbies largement avalisés par l’Etat y opèrent en toute immunité. L’affaire ne serait que juste dramatique s’il n’y avait aussi à déplorer dans ce tableau l’honteuse pratique des dépassements d’honoraires qui saignent les malades déjà suffisamment en souffrance physique et financière.

Attendre des mois ou payer plus: les patients n’ont pas le choix, ils doivent payer … ou crever. S’il est généralement possible de trouver un médecin pratiquant le tarif conventionné, l’attente pour être soigné se compte souvent en mois. Les dépassements d’honoraires jouant le rôle de réducteurs de files d’attente, aux dépens, bien entendu, des malades. Il a été estimé que sont abusifs 15% d’entre eux. Au point que même Marisol Touraine a dû intervenir pour ligaturer le phénomène. Je ne peux élogier qu’une chose, c’est la grande patience dont font courageusement preuve les … patients. Les mots précis de Marisol Touraine étaient, je cite:  » Une population qui se demande comment elle va pouvoir se soigner à l’avenir. Il faut que l’essentiel de la prise en charge provienne de la Sécurité Sociale. Le rôle des complémentaires doit rester minoritaire et non majoritaire. »

C’est vrai que nous sommes avec notre Etat-providence dans un contrat social dont il se dérobe de ses responsabiltés d’année en année, et sur tous les plans, à commencer par celui de la santé, et qui cède peu à peu le pas à une sombre logique du profit souverain. Une Sécurité Sociale (SS) qui vient encore un peu plus profondément d’enfoncer le clou avec son PLFSS, son Projet de Loi de Finacement de la Sécurité Sociale avec lequel et comme dans Sicko de Michael Moore, pour se soigner nous finirons tous à Cuba. Puisse l’Etat au moins nous payer le voyage.

Eryc Vernet.

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Addendum n°1: Comme je milite pour une santé naturelle depuis des années, voici le mail que m’a envoyé Augustin de Livois de mon Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle:

Monsieur,

C’est aujourd’hui à 13 heures que nous allons remettre les pétitions au Parlement européen, à Bruxelles, pour la défense des médicaments à base de plantes en Europe.

Grâce à votre mobilisation, nous avons obtenu pas moins de 1,4 millions de signatures, sans compter les 850 000 signatures que le mouvement citoyen Avaaz a récoltées à notre suite.

Nous serons nombreux au Parlement européen. Une grande conférence a été organisée par la députée européenne Michèle Rivasi, et les eurodéputés Satu Hassi, Heide Rühle, Carl Schlyter and Bart Staes. Elle se tiendra de 13 heures à 16 heures, dans la salle A5G3 du Parlement.

Les représentants de la Commission européenne (DG SANCO), de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) et de l’Autorité européenne des aliments (EFSA) répondront aux questions que se posent les citoyens européens sur la directive 24/2004/CE, aussi appelée THMPD (Traditional Herbal Medicinal Products Directive). Vous pouvez aussi poser des questions via la page Facebook créée par Madame Rivasi sur le sujet : http://www.facebook.com/event.php?eid=106006196160172

Rappelons que la directive THMPD crée une Autorisation de Mise sur le Marché « simplifiée » pour les médicaments à base de plantes, dont le coût est estimé à… 100 000 à 140 000 euros par plante, une somme hors de portée pour la plupart des fabricants (qui travaillent à l’échelle artisanale).

Cette nouvelle procédure est en train d’entraîner la disparition de nombreux remèdes à base de plantes, dont la rentabilité financière ne peut justifier de tels investissement. On redoute également la faillite d’une myriade de petits acteurs du secteur qui n’ont pas la puissance financière pour se plier à la nouvelle procédure. (Lire absolument à ce sujet l’interview de l’herboriste Michel Pierre, ci-dessous).

Bien entendu, les autorités se veulent rassurantes. Elles affirment qu’elles se montreront ouvertes et respectueuses des traditions médicinales les plus anciennes et les plus éprouvées.

Mais comme l’a rappelé la députée Michèle Rivasi sur son site Internet le 16 juin :

« Fin février 2011, la liste communautaire des substances, préparations et remèdes traditionnels à base de plantes déjà enregistrés ne comptait que 215 produits. Et seules 79 monographies communautaires de plantes médicinales ont été finalisées à ce jour. »

Deux-cent-quinze produits, alors que des dizaines de milliers de remèdes à base de plantes étaient autorisées en Europe jusqu’au 30 avril 2011, la date butoir de mise en application de la directive THMPD.

C’est le nettoyage par le vide.

De plus, cette nouvelle législation étant mal connue et difficile à interpréter, de nombreux fabricants et distributeurs se retrouvent dans une situation d’insécurité juridique qui bloque toute initiative de leur part.

La difficulté vient notamment de la définition des médicaments à base de plantes, extrêment large & floue, qui englobe un très grand nombre de plantes et toutes les préparations à base de plantes (substances végétales concassées ou pulvérisées, extraits, huiles essentielles, jus obtenus par pression). Seraient ainsi assujetties à une demande d’AMM toutes les plantes avec principe actif et l’ensemble des préparations des professionnels de la santé.

Beaucoup de grossistes et de distributeurs préfèrent ne plus commercialiser les plantes par crainte des risques encourus, à tel point que la survie toute la filière en Europe est aujourd’hui menacée. Si elle disparait, les patients européens n’auront plus la possibilité pratique de se procurer de nombreuses plantes médicinales, quand bien même celles-ci seraient théoriquement autorisées par l’Union Européenne.

Pour toutes ces raisons, nous continuons à dénoncer haut et fort la directive 24/2004/CE qui, loin d’avoir pour effet de protéger les patients en leur garantissant des produits de qualité à base de plante, représente bel et bien l’arrêt de mort d’un savoir ancestral majeur de notre civilisation, les remèdes traditionnels à base de plantes.

Plus que jamais, il est urgent de proposer des solutions législatives et administratives alternatives à ce que propose la directive européenne 24/2004/CE pour sauver les herboristeries qui proposent un savoir et un savoir-faire irremplaçables dans le domaine des plantes médicinales et des préparations à base de plantes, et de contribuer ainsi à préserver le bien être de tous.

Pour relever ce défi, nous sommes en cours de constitution d’une structure à Bruxelles dédiée à la protection de la santé naturelle en Europe. Notre prochaine communication aura pour but d’en annoncer le lancement, et sera accompagnée d’un appel à toutes les structures existantes qui souhaitent contribuer à ce travail essentiel.

Avec mes remerciements de votre intérêt pour cette cause essentielle,

Augustin de Livois
Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle

INTERVIEW (A LIRE ABSOLUMENT !)

Michel Pierre, vous êtes propriétaire de l’herboristerie du Palais Royal à Paris depuis 40 ans selon les règles en vigueur de l’époque. Vous avez écrit plusieurs livres dont « Secret des plantes » (éditions Artémis) et vous en terminez un autre aux éditions du Chêne. Quel impact a eu la pleine entrée en vigueur de la directive 2004/24 (Directive THMPD) sur votre activité ?

Il faut bien comprendre que l’on ne peut pas se contenter de parler des herboristes. Il faut prendre en compte tous les acteurs du secteur : les cueilleurs, les producteurs, les grossistes, et les herboristes au bout de la chaîne. C’est bien toute une filière que l’on risque de tuer en appliquant cette directive et tous les emplois qui vont avec. Pour les cueilleurs et les producteurs surtout, ces limitations représenteront un manque à gagner important. Une grande partie du monde agricole pâtira de ce texte. Avec cette directive, on coupe presque définitivement le lien qui existe entre le terroir et le reste de la société et on prend le risque de perdre en même temps un immense savoir ancestral qui faisait la force de nos régions. Rappelons que plus de 50 % de nos herbes sont produites en France.

En ce qui me concerne, c’est d’abord mon herboristerie qui m’inquiète. Je distribue chaque année environ 30 tonnes d’herbes auprès de 60 000 clients dont de nombreux médecins. Ce chiffre pourrait être divisé par deux, ce qui m’obligerait à licencier quatre de mes huit salariés. Dans ces conditions, je ne pourrais plus travailler, je n’aurais plus qu’à devenir consultant extérieur pour une pharmacie !

Alors bien sûr, le ministère de la santé se veut rassurant, les institutions européennes aussi. On nous dit que plus de 600 plantes seraient autorisées en Europe et que c’est bien assez pour proposer des produits aux clients mais ce ne sont que des paroles. En attendant, depuis que la directive est passée, mon grossiste refuse de me vendre certaines plantes car il ne sait pas aujourd’hui quels sont les risques qu’il encourt. Il faut du temps, il parait, pour que soit établie cette liste de plantes. Mais combien ? Deux ans ? Trois ans ? Il en faudra probablement moins pour que l’herboristerie disparaisse complètement en France, et nous sommes une quinzaine.

En réaction à la pétition que le Collectif pour la défense de la médecine naturelle a lancée le 16 mars dernier (Guérison défendue) et qui a rassemblé plus de 1,4 million de signataires, la Commission européenne et certains grands journaux ont estimé qu’entre le vote de la directive (2004) et son application (2011), il y avait eu suffisamment de temps pour que les acteurs du secteur puisse déposer des demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Qu’en pensez vous ?

Cela montre simplement que les institutions européennes n’ont aucune connaissance du terrain en France. Aujourd’hui une herboristerie n’a pas le droit de déposer de dossier d’AMM.

Nous pouvons déposer des demandes comme n’importe quelle société vendant des compléments alimentaires auprès de la DGCCRF, mais la liste est très loin de la quantité de plantes vendues en herboristerie.

En fin de compte, depuis la suppression du diplôme d’Herboriste en 1941, sous le régime de Vichy, rien n’a été fait par les pouvoirs publics en faveur de l’herboristerie. Au fil des années et des législations notre métier a été étouffé petit à petit dans la plus grande indifférence générale jusqu’à cette pétition. Et je me réjouis qu’elle ait touchée autant de personnes en Europe. C’est peut être là, l’un de nos derniers espoirs : que les gens réagissent face aux limitations qu’on nous impose sans nous consulter. On nous tue à petit feu.

On nous explique aussi avec le principe de reconnaissance mutuelle, qu’on peut aller se fournir partout en Europe. Je peux aller chercher des plantes en Italie ou en Allemagne qui sont interdites en France. Mais nous ne sommes pas un multinationale ! Nous n’avons pas les moyens d’aller chercher toutes ces plantes ailleurs sans compter qu’il parait aberrant d’aller chercher en Allemagne des plantes qui poussent déjà chez nous et que l’on utilise depuis des générations.

La solution serait peut être d’inviter les herboristes européens à venir s’installer en France, puisque le diplôme existe en Allemagne, Italie, Espagne, ou autoriser les pharmaciens à ouvrir des herboristeries, cela fait quand même partie de notre culture.

Concrètement, avez-vous des exemples de plantes qu’aujourd’hui vous ne pouvez plus distribuer à l’issue de la pleine entrée en vigueur de la directive THMPD ?

Bien sûr. Prenez par exemple la Chélidoine. Avec la nouvelle directive, elle sera soumise à une AMM pour toute distribution parce qu’elle contient des dérivés de benzylisoquinonéique, un alcooloïde, qui pris en trop grande quantité, peut provoquer des hépatites A, mais il s’agit d’extraits, pas de plantes pour infusion.

Nous on la proposait en tisane. C’est désormais impossible. Mais vous la trouverez en pharmacie sous forme de gélules ou de teintures, sauf que ces gélules sont conçues avec des extraits de plantes qui sont bien plus puissants que la plante en elle-même, et là, il faudra être attentif.

Je comprend que l’on interdise la vente du sassafras qui peut avoir des conséquences sur le système nerveux, je comprend que l’on interdise la vente d’extraits alcoolisés, ou d’huile essentielle d’absinthe, mais je ne comprend pas que l’on ne puisse plus vendre la plante pour faire des tisanes.

ET VOUS ? EST-CE QUE VOUS LE COMPRENEZ ???

Cet email vous est envoyé par le Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle.

Pour nous écrire : contact@defensemedecinenaturelle.eu Pour nous envoyer de la documentation par courrier, merci de vous adresser à :

Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle
253A Chaussée de Wavre
1050 BRUXELLES – BELGIQUE

Addendum n°2: J’ai cédé aussi à la tentation de vous fournir cet autre email que j’ai eu de la part de mon même collectif:

Etudes bidons sur les vitamines : ATTENTION DANGER

Depuis plusieurs mois fleurissent des articles dans les journaux nous mettant en garde contre les vitamines et autres compléments nutritionnels. Ces produits, nous dit-on, augmenteraient notre risque de tomber malade de ceci, ou de mourir de cela.

En se prévalant d’articles scientifiques issus de grandes revues médicales internationales, des journalistes nous expliquent que l’excès de vitamines est dangereux pour nous.

La conclusion est toujours la même : surtout, ne faites rien, attendez de tomber malade. A ce moment, vous irez chez le médecin et vous prendrez les médicaments chimiques qui vous seront prescrits – sans poser de question.

En réalité, cette présentation des faits est trompeuse et dangereuse : elle risque de décourager un grand nombre de patients de changer leurs modes de vie et de les détourner de l’usage de compléments nutritionnelsdécisifs pour leur santé.

Un parti-pris trompeur

Beaucoup de scientifiques et de médecins sérieux ont pris la plume sur Internet, souvent avec talent, pour dénoncer la manipulation derrière ces articles, et souligner les failles méthodologiques qui remettent en cause les conclusions des études présentées au grand public. (1)

Malheureusement, la quasi-totalité des médias influents en France (chaînes de télévision, radios à grande écoute, grands journaux et hebdomadaires nationaux), continuent aujourd’hui à essayer de décourager le public de se soucier de ses apports nutritionnels et de son mode de vie.

« Les compléments vitaminés dangereux », annonçait l’Agence France Presse (AFP), dans une dépêche du 10 octobre 2011, suite à un article paru dans les Archives of Internal Medicine.

« Les compléments vitaminés s’avèrent inutiles pour une majorité de personnes et certains d’entre eux peuvent même entraîner des risques mortels chez les femmes âgées. Les compléments de fer figurent parmi ceux qui inquiètent le plus les chercheurs… », renchérissait Le Figaro le lendemain.

Trois semaines plus tard, ce même journal, qui s’intéresse si peu aux vitamines lorsque des études concluent à leurs bienfaits, titrait à nouveau que « L’excès de vitamines peut être dangereux », le 31 octobre 2010.

Il s’agissait cette fois de l’étude Select, présentée comme ayant démontré que la vitamine E était dangereuse. (2)

Résultats connus d’avance

En réalité, les résultats de l’étude Select n’ont surpris aucun spécialiste de la santé naturelle. Les chercheurs, volontairement ou non, avaient effectivement réuni les conditions pour constater une augmentation du cancer de la prostate chez les personnes ayant pris de leur vitamine E.

Car ils ont utilisé une forme artificielle de vitamine E, dérivée du pétrole, connue pour ses effets toxiques, et fortement déconseillée par par la majorité des spécialistes indépendants. A tel point que le site GreenMedInfo.com a consacré une page entière à toutes les recherches, dont les premières remontent à 1986, et qui ont démontré qu’il ne fallait pas donner de compléments alimentaires à base de vitamine E synthétique (artificielle). (3)

Une étude finlandaise, qui a eu recours à une forme naturelle de la vitamine E, le d-alpha tocophérol, à une dose de 50 Unité Internationales (UI) par jour, a conclu au contraire que la vitamine E, combinée au beta-carotène, diminue bel et bien de 30 % le risque de cancer de la prostate. (4)

Mais le cas le plus caricatural est sans doute la grande étude Iowa Women’s Health Study publiée dans Archives of Internal Medicine le 10 octobre 2011. Cette étude, parue le 10 octobre dernier, a servi de prétextes à des milliers de gros titres annonçant que les femmes ayant utilisé des compléments alimentaires ont connu une mortalité supérieure aux femmes qui n’en ont pas pris.

En réalité, pour peu que l’on prenne la peine de lire l’étude elle-même, ce que n’ont manifestement pas fait beaucoup de journalistes, on s’aperçoit que les données brutes recueillies par les chercheurs démontrent au contraire une baisse de la mortalité chez les femmes prenant des compléments vitaminés !

C’est incroyable … mais vrai.

Encore plus fort, une fois les statistiques corrigées pour tenir compte de l’âge et de l’énergie des personnes observées, voici ce que trouvent les auteurs de l’étude :

Les femmes qui ont déclaré avoir consommé des complexes de vitamines B avaient une mortalité inférieure de 7 % à celles qui n’en avaient pas consommé ;

Pour les suppléments de vitamine C, la réduction de mortalité était de 4 %

Pour la vitamine D, la mortalité était plus basse de 8 %

Pour le magnésium, la mortalité était plus faible de 3 %

Pour le sélénium, la mortalité était plus basse de 3 %

Pour le zinc, la mortalité était plus basse de 3 %

Pour le calcium, la mortalité est réduite de 17 %

La seule association négative qu’ils ont trouvée concernait les compléments nutritionnels de cuivre (très rares à des doses élevées). Mais le cuivre n’est pas une vitamine et, comme le fer, il a un effet oxydant (producteur de radicaux libres). Cet effet est connu de tous les naturopathes sérieux, qui ne recommandent donc la supplémentation en cuivre et en fer que dans les cas de carences démontrées.

Motivations troubles

Pourquoi les chercheurs de l’Iowa Women’s Health Study ont-ils annoncé avec tambours et trompettes que les compléments vitaminés étaient dangereux, alors ? Et pourquoi les médias ont-ils repris cette information à si grande échelle alors que, habituellement, la santé naturelle et les vitamines les intéressent si peu ?

Hé bien, pour une raison… tordue. Les auteurs de cette étude ont introduit d’autres « biais statistiques » dans leurs chiffres, supposément pour les corriger, mais peut-être aussi pour trouver… ce qu’ils avaient envie de trouver !

Ils ont d’abord « ajusté » les chiffres pour tenir compte du niveau d’éducation, du lieu de résidence, de l’existence ou non d’un diabète, d’une hypertension, de l’indice de masse corporelle, d’un traitement hormonal de substitution, de l’activité physique, du tabagisme.

Autant de facteurs certes intéressants en soi, mais introduits « à la louche » dans les statistiques, et si nombreux qu’ils risquent de leur faire perdre toute lisibilité.

Mais ça n’a pas suffit : les chiffres continuaient à montrer une baisse globale du risque de mortalité, pour les personnes prenant des compléments vitaminés !

Alors ils ont pratiqué un quatrième ajustement, qui a introduit dans le modèle la consommation d’alcool, d’acides gras saturés, de céréales complètes, de fruits et de légumes. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tripoter les chiffres, ils sont parvenus à inverser les conclusions de leur enquête, de manière à faire apparaître un risque lié à la consommation de certains compléments vitaminés !

Ces ingénieux chercheurs ont d’ailleurs opportunément « oublié » d’autres variables, qui auraient pu remettre en cause leurs résultats. Par exemple, ils n’ont pas pris en compte l’état de santé des femmes de l’étude (!), ils ont étudié un segment sociologique bien déterminé de la population américaine et, surtout, ils n’ont pas cherché à savoir si les vitamines prises en complément étaient naturelles ou artificielles.

En conclusion, cette grande étude a brouillé le tableau, au lieu de contribuer à le clarifier. Elle a permis à des journaux de vendre beaucoup de papier, et sans doute renforcé la conviction de nombreux médecins que, face à la maladie, les médicaments chimiques sont la seule réponse sérieuse.

Surtout, cette étude a probablement déstabilisé de nombreuses personnes qui prenaient des compléments alimentaires pour améliorer leur santé.

Les compléments alimentaires préviennent des maladies

Et pourtant, on sait que l’utilisation de compléments nutritionnels ciblés aide à prévenir les maladies et à atteindre un état de santé optimal. Une des études les plus rigoureuses qui aient été réalisées sur le sujet, l’a démontré au-delà de toute incertitude.

Il s’agit de l’étude réalisée par le bureau d’étude indépendant Lewin Group. (5)

Dans cette étude, les chercheurs ont été extrêmement stricts et ont pris en considération uniquement les compléments nutritionnels qui respectaient les critères suivants :

Les compléments nutritionnels devaient produire un effet physiologique mesurable (et pas seulement des déclarations du patient témoignant d’une amélioration de son état) ;

L’effet physiologique devait créer un changement de statut médical du patient ;

Ce changement de statut du patient devait s’accompagner d’une réduction de ses dépenses de santé.

Et voici ce que les chercheurs ont constaté :

Calcium et vitamine D sont efficaces contre l’ostéoporose

Les auteurs de l’étude ont conclu que si toute la population retraitée des USA prenait 1200 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour, cela permettrait de prévenir plus de 776 000 hospitalisations pour fracture du col du fémur sur cinq ans, et économiser 16,1 milliards de dollars.

Les oméga-3 sont efficaces pour le cœur

Les acides gras polyinsaturés à longue chaîne oméga-3 contribuent à prévenir les troubles du rythme cardiaque, améliorent le fonctionnement des membranes cellulaires, réduisent l’inflammation, diminuent le cholestérol et la pression sanguine, et ont bien d’autres effets positifs (sur le moral et les performances intellectuelles, par exemple).

Le Lewin Group a conclu qu’en donnant à la population retraitée américaine environ 1800 mg d’oméga-3 par jour, cela réduirait le nombre d’hospitalisations pour maladies cardiaques de 374 000 sur 5 ans. Les économies réalisées sur les frais d’hospitalisation et les consultations médicales s’élèveraient à 3,2 milliards de dollars.

La lutéine, la zéaxanthine efficaces pour la vue

Le Lewin Group a également analysé les effets de la lutéine et de la zéaxanthine, un caroténoïde que l’on trouve dans les légumes jaunes et orange. Sous forme de compléments alimentaires, on sait qu’ils permettent non seulement de prévenir, mais aussi de traiter la dégénérescence maculaire, c’est-à-dire la perte de vision centrale, une des principales raisons pour laquelle les personnes âgées ont besoin d’une aide médicale à domicile. L’étude a conclu que prendre 6 à 10 mg de lutéine et de zéaxanthine chaque jour aiderait 190 000 personnes à rester indépendantes, et permettrait d’économiser 3,6 milliards de dollars sur cinq ans.

Et ce n’est pas tout !

Vous ne risquez pas de lire ce type de nouvelles dans les grands médias, qui restent farouchement opposés à l’idée qu’il puisse exister une voie en dehors de la médecine officielle basée sur la chirurgie et les médicaments chimiques.

Et pourtant, les nouvelles médecines naturelles, validées par la recherche scientifique, permettent aujourd’hui de prévenir, d’améliorer, voire de traiter, la plupart des maladies. Une véritable révolution est en marche. Vous pouvez accéder gratuitement aux nouvelles découvertes les plus utiles en vous abonnant maintenant à la lettre d’information électronique gratuite Santé & Nutrition.

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Bien cordialement, Jean-Marc Dupuis.

Sources de cet article :

(1) Voir en particulier Thierry Souccar, « Des vitamines qui augmentent la mortalité », lanutrition.fr, archives payantes, et Dr Mark Hyman dans Huffington Post, le 21 octobre 2011 (article en anglais) : http://www.huffingtonpost.com/dr-mark-hyman/vitamin-dangers_b_1018430.html

(2) Elevated Risk for Prostate Cancer Found with Vitamin E Supplementation, JWatch General. 2011;2011(1025):2.

(3) La page est accessible à l’adresse suivante : http://www.greenmedinfo.com/toxic-ingredient/dl-alpha-tocopherol-acetate

(4) http://www.medicinenet.com/script/main/art.asp?articlekey=6102

(5) http://www.lewin.com/

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