Washington: Une nouvelle étude affirme que la caféine existante dans le café réduit le risque de fibrose du foie chez les patients souffrant de l’hépatite virale de type C. Une nouvelle « excitante », un scoop hépatologique.

La cirrhose du foie, ou les plaies qui infectent le foie, présentent la deuxième phase de la maladie du foie, qui peut être due aux virus (hépatites virales), à l’alcool, auto immune … Et dont cet organe essentiel n’arrive plus à remplir sa tâche comme auparavant.

Le site Web « Nouvelles de la Santé » a évoqué l’étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la Santé en Amérique, qui inclut 177 patients, âgés de 50 ans en moyenne. Après avoir été la cible des foudres moralistes et l’objet d’attentions ambivalentes de la part de la classe médicale, la consommation du café mérite d’être réévaluée par les hépatologues. Parmi les nombreuses études récentes, celle de Klatsky et coll. a fourni de très bons arguments pour motiver les malades à boire. Du café.
Les scientifiques ont constaté que les patients qui boivent plus de 308 milligrammes de caféine par jour, avaient une cirrhose hépatique légère par rapport à celles des autres patients.

Les scientifiques ont souligné aussi que le taux de consommation quotidienne de 2 tasses de café est utile pour ces patients, en notant que chaque augmentation de 67 Mg de consommation de caféine, « environ la moitié d’une tasse de café« , sera accompagnée d’une diminution de 14% du risque d’infection de fibrose avancée chez les patients qui soufraient d’un stade avancé d’infections de l’hépatite virale C.

Le café est certainement une des boissons les plus fréquemment consommées dans le monde. Pour cette simple raison, il est intéressant d’en connaître les éventuelles conséquences sur la santé. La relation entre café et risque de maladies cardiovasculaires est connue, et paraît liée surtout aux effets hypercholestérolémiants des diterpènes cafestol et kahweol. Cependant, le café est aussi riche en autres substances bioactives, notamment en produits hétérocycliques caractérisés par une forte activité antioxydante. Cet effet bénéfique semble être indépendant de la présence de la caféine.

Le café, un ami qui vous veut du bien.

Ainsi, une consommation modérée de café filtré (le papier retient les diterpènes sus-mentionnés) ne serait associée à aucun effet nocif au niveau cardiovasculaire. Au contraire, l’effet antioxydant du café serait corrélé à une diminution du risque de développer un diabète de type 2 et d’autres maladies chroniques, telles la maladie de Parkinson et, en l’occurrence, la cirrhose. Cependant, le mécanisme hépatoprotecteur demeure spéculatif. Le cafestol semble exercer son effet par le biais de l’induction de certaines enzymes impliquées dans la détoxification, comme la glutathion-S-transferase. Mais l’action protectrice étant aussi observée avec le café filtré, d’autres mécanismes sont certainement en cause.

Hmm, le bon café