Franck s’y est laissé prendre: au début de Mars il a un appel sur son téléphone portable. Au bout du fil, une voix féminine fait mine de ne pas l’entendre: « Allô ? Allô ? Je ne vous entends pas. Allô ? » Puis raccrochage. Par réflexe, Franck rappelle: c’était un numéro débutant par 08, méchamment surtaxé. Juste une arnaque pour inciter les pigeons à rappeler. La combine rapporte des fortunes à de petits malins qui renouvellent sans cesse ce type de numéros bidons.

En bon citoyen, Franck veut signaler la supercherie. Sur Internet il trouve un numéro mis en place, en 2008, par le gouvernement pour lutter contre les spams vocaux, le 33 700. Il appelle. Chou blanc:  » Le numéro que vous demandez n’est pas attribué. » Le service n’existe plus et aucun message n’aiguille le quidam.

Il tapote de nouveau sur Internet et tombe sur un autre numéro , lancé en 2009, par le Ministère de l’Intérieur pour signaler toute forme d’escroquerie, le 0811 02 02 17. Cette fois çà fonctionne avec cette annonce de bienvenue pour récompenser l’honnête citoyen: « Bonjour, après le bip sonore, cette communication sera facturée 8 centimes l’appel puis 3 centimes la minute, plus un coût depuis un mobile. » Le numéro qui rackette pour dénoncer le racket.

En terminale en Philo, j’apprenais de Boileau qu’une de ses maximes disait en substance: 

 Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

Voila pour aujourd’hui. Avant de nous quitter en musique, je vous dis Bonne soirée à tous. A bientôt.

En musique