Peut-être un fond musical d’ambiance pour accompagner votre lecture, c’est offert par moi. Cadeau.

La légende de Sardanapale conte la déchéance et la mort d’un tyran assyrien. Sardanapale, Roi légendaire de Ninive en Assyrie, du VII° siècle avant Jésus Christ, monarque infatué tristement célèbre pour ses dépenses somptuaires, il est assiégé par la révolte de -612 avant JC. Un homme, dit-on, pacifique et cultivé. Mais trop pleutre pour affronter les contestataires, Sardanapale, vautré sur son lit à baldaquin, rassemble ses richesses et ses proches au sommet d’un grand bûcher qu’il fait incendier. Il périt dans les flammes au milieu de son or, de ses concubines et de ses eunuques.  » Aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre « , expliquera le fameux Eugène Delacroix qui peint en 1827 La Mort De Sardanapale. Exposée au Louvre, l’oeuvre évoque irrésistiblement le sort qui attend nos infidèles et potentats du Chaotisme partisan.

« Les révoltés l’assiégèrent dans son palais … Couché sur un lit superbe, au sommet d’un immense bûcher, Sardanapale donne l’ordre à ses eunuques et aux officiers du palais d’égorger ses femmes, ses pages, jusqu’à ses chevaux et ses chiens favoris; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre. »

Berlioz lui dédia une cantate. Lord Byron ces mots:

« Quand nous enlevons la vie aux hommes, nous ne savons ni ce que nous leur enlevons, ni ce que nous leur donnons. » (Lord Byron, Sardanapale)

Le poète anglais Lord Byron a publié en 1821 en Angleterre un drame Sardanapalus, traduit en français dès 1822. Le poème raconte la fin tragique de ce roi légendaire d’Assyrie, qui, voyant le pouvoir lui échapper à la suite d’une conspiration, choisit, lorsqu’il se rendit compte que sa défaite était inéluctable, de se jeter en compagnie de sa favorite, Myrrha, une esclave ionienne, dans les flammes d’un gigantesque bûcher.