Peut-être un fond musical d’ambiance pour accompagner votre lecture, c’est offert par moi. Cadeau.

En ce moment je souffre de trachéite avec légère fièvre, irritation de la gorge et toux. Je me traite à base de cette plante médicinale peu connue qui est le Marrube Blanc, aux effets positifs sur mon affection, que je prends en infusion et dont je fais l’écho de mon auto-médication dans l’exposé qui suit.

Propriétés:

Les lactones diterpéniques confèrent au Marrube des propriétés sur le système respiratoire: fluidification des sécrétions bronchiques, facilitation de l’expectoration, dilatation des bronches.

– Agit contre la fatigue (à doses élevées).

– Antipyrétique (contre la fièvre).

– Sédatif cardiaque.

– Insectifuge.

– Antispasmodique.

– Anti-inflammatoire.

– Analgésique.

– Anti-microbien.

– Aide le bon cholestérol.

– Entrave le mauvais cholestérol.

– Empêche l’athérosclérose.

Indications principales:

– Inflammation de la gorge.

– Inconfort respiratoire.

– Trachéite.

Troubles du rythme cardiaque. C’est à dire, en détail: palpitations, extrasystoles (contractions cardiaques supplémentaires aux contractions habituelles). Dans ce cas, il est généralement associé à l’aubépine.

Toxicités et effets secondaires:

– Rien à signaler aux doses thérapeutiques.

– Abortif.

Le Marrube Blanc (Marrubium vulgare) , de la famille des labiées et de la menthe, est une plante vivace à l’aspect duveteux. Je vous ai mis sa photo en bas en fin d’article. On la trouve en Europe Centrale et du Nord où elle pousse à l’état sauvage en sols calcaires. Les tiges portent des feuilles ovales à bord denté. Elles sont de couleur vert jaunâtre à vert blanchâtre. Les fleurs sont petites et blanches. Le principe actif est importé des pays d’Europe de l’Est et du Maroc.

En Égypte durant l’antiquité, le Marrube Blanc était reconnu pour ses propriétés apaisantes contre la toux. On l’utilisait aussi comme antidote contre certains poisons. Il est traditionnellement conseillé en phytothérapie pour redonner de l’appétit, traiter les troubles digestifs, les gaz et les ballonnements, la toux et le rhume.

Parties utilisées: feuilles, plante entière.

Principaux constituants connus: Huile essentielle, marrubine, choline, saponine, nitrate de potasse, acide gallique, principe amer, matières pectiques, fer, son glucoside nommé marruboside.

Ses petites fleurs blanches contiennent des lactones diterpéniques, dont la marrubine, conférant au marrube d’intéressantes propriétés sur le système respiratoire.

Il fluidifie les sécrétions bronchiques et facilite ainsi l’expectoration. La présence de mucilages adoucissants et anti inflammatoires le rend utile dans le traitement des inflammations de la gorge. Dilatateur des bronches, il a une action bénéfique sur l’asthme. Le marrube est vraiment la plante du confort respiratoire. Il a un effet sédatif sur le cœur chez les personnes soufrant de palpitations.

Une chose importante dont je veux vous faire part et que nulle information ne vous dit, c’est que son goût est extrêmement amer. Il est difficile de boire un verre de Marrube Blanc infusé, c’est vraiment éprouvant.

Mon conseil, sucrez la boisson comme vous sucreriez votre thé, au détail près que pour être tout à fait soucieux de votre santé, ne le faîtes PAS avec du sucre ordinaire, moins encore avec de l’Aspartam. Jamais d’Aspartam, surtout pas ! Le sucre ordinaire bien que plus ou moins assimilable est profitable sans l’être. Il faut lui préférer tous les autres sucres naturels, le Fructose (sucre du fruit) non pur comme il l’est dans le sirop d’Agave, pas le Lactose (sucre du lait) qui est un poison cancérigène. Nous sommes biologiquement déficitaires en Lactase, notre enzyme bactérienne qui métabolise les sucres composés en sucres simples tolérables pour le corps. Le lait en soi est une pure hérésie: nous n’avons domestiqué la vache qu’il y a 2000 ans, et notre organisme (bien antérieur) est incompatible avec le lait de vache, c’est une alliance juste impossible et porteuse de sérieuses conséquences. Boire du lait de vache est une improvisation socio-culturelle artificielle, antinomique avec notre structure biologique, une erreur, un non-sens, une greffe tueuse, il est asynchrone avec notre évolution physiologique Faîtes-moi confiance, souvenez-vous toute votre vie de ce que je vous dis sur le lait, ce corps étranger nuisible.

Dans votre potion au Marrube Blanc, remplacez le sucre par la Stevia, originaire du Paraguay et 100% naturelle, elle possède un pouvoir sucrant 250 fois supérieur à celui du saccharose. Elle est non calorique (grâce à la présence de stéviocides), elle est non fermentable et elle ne provoque aucun effet glycémiant, elle est parfaite de surcroît pour les dents et préserve votre équilibre basique / acide intestinal. De PH neutre. Prenez  la stévia liquide elle est environ 12 fois plus puissante que le sucre et bien meilleure pour vous.

Dans votre intérêt, lisez ceci:

Les alternatives au sucre blanc: le sucre des arbres et des plantes.

Le sucre blanc est trop raffiné et ne contient aucun nutriment de qualité pour l’organisme. Il est cause de l’accroissement du diabète ces dernières années et il serait un facteur d’aggravation de cancers. En outre, ce sucre pur, obtenu à partir de la canne à sucre ou de la betterave sucrière, a besoin de vitamines et minéraux pour être métabolisé, autant de nutriments « gaspillés » et qui feront défaut à l’organisme. Pire, en tant qu’acidifiant de l’organisme et donc déminéralisant, il contribue à l’érosion des capitaux dentaire et osseux (ostéoporose consécutive de l’alimentation acide). En association avec le glucose ou le fructose, le saccharose est plus acceptable.
NB: Le sucre raffiné est fait de cristaux de sucre raffinés par lavage, à l’aide de chaux ou d’acide phosphorique, suivi d’une filtration pour être blanchi par un processus industriel long et peu écologique.
A contrario, les sucres naturels non raffinés apportent des éléments essentiels: sels minéraux, enzymes, vitamines …

Outre le sucre complet, la mélasse, le sirop d’érable et le miel, pour les plus « classiques », et après le sirop d’agave, puis la stévia, devenus des ingrédients « tendance », le sucre de bouleau (xylitol) gagne du terrain dans l’échelle des sucres naturels. Tous ces sucres sont plus sains. L’ombre au tableau est le sirop d’Agave trop riche en fructose pur qui est de suite assimilé puis stocké, et se changeant en graisse ventrale.

Le sucre complet et le sucre intégral => Il s’agit d’un sucre de canne non totalement raffiné (il n’existe pas de sucre complet de betterave), il contient donc encore des éléments nutritifs et des sels minéraux … Mais plus il est clair (sucre blond), moins il est intéressant sur le plan diététique. Le meilleur est le brun. Au-delà du sucre complet existe le sucre intégral, qui n’a subi ni transformation ni raffinage: il contient toutes les vitamines, sels minéraux et enzymes de la canne à sucre (il provoquerait également moins de caries que d’autres éléments sucrants).

Parmi ces sucres complets, on trouve le Rapadura, de son nom brésilien. Le Demerara, produit initialement de Guyanne, colonie de Demerara, il provient maintenant surtout de l’île de la Réunion ou de l’île Maurice. L’azucar Morenadu Mexique est plus rare. Le Jaggery, un mélange de sucre de canne et de palme (très utilisé en Inde).  Existe encore un sucre Turbinado produit à Hawaï et vendu aux Etats-Unis mais il semble qu’il soit en grande partie raffiné …
*Attention: le sucre roux, la Cassonnade ou la Vergeoise sont des sucres raffinés, le premier est parfois coloré avec du caramel, ou un colorant artificiel, ce qu’on ne vous dit pas. La seconde est juste enrichie de mélasse et la troisième est un sucre raffiné recuit pour une saveur et une couleur plus prononcées. Honteux.

La mélasse => Résidu de la cristallisation du sucre: un liquide sirupeux, très épais, riche en sels minéraux, il est même parfois considéré comme un complément alimentaire.

Le golden syrup => Ce liquide épais et ambré est un sirop de sucre de canne, dérivé de la mélasse, plus léger en saveur, il est parfois aromatisé (saveur érable !)

Le miel => C’est là où je voulais en venir, c’est ce que je mets dans mes thés, tisanes et cafés, et que je verse dans la tisane de Marrube. Produit par les abeilles à partir de nectar ou de miellat, le miel est un concentré de fructose et glucose dont la proportion définit la texture: riche en fructose, le miel tend à la cristallisation. Plus riche en glucose, il est liquide. Stimulant, cicatrisant, antiseptique, le miel est surtout riche en vitamines B et aide à fixer les sels minéraux. A savoir: plus il est foncé (miel de châtaignier, de sarrasin), plus il est riche en anti-oxydants.

Le sirop d’érable => Ce que je mets dans mes yaourts nature. Elaboré à partir de la sève de l’érable, ce produit purement Canadien est majoritairement composé de fructose & glucose et apporte quelques sels minéraux, même si son principal atout est sa saveur.

Le sirop d’agave => Issu de l’Agave du Mexique inclus dans la fabrication de la Tequila et où on le surnomme « aguamiel ». Le sirop provient du broyage des « piñas » (racines) des Maguey qui sont une variété d’Agaves vertes, tandis que les Agaves des Tequilas sont des Agaves dits « bleus ». (Trop) riche en pur fructose, le sirop d’agave est 1,4 fois plus sucrant que le saccharose et son index glycémique est 5 fois plus bas que celui du miel. Préférable au miel et moins acide. Attention toutefois: l’Agave Salmania a des propriétés moins intéressantes que l’Agave Weber bleue. Vérifiez donc son origine. Le sirop d’Agave est presque aussi calorique que le sucre saccharose (3,5 calories au gramme contre 4 calories pour le saccharose) mais comme il est 1,4 fois plus sucrant, on en met moins pour un même effet édulcorant dans sa boisson chaude. L’index glycémique de ce sirop (sa rapidité d’assimilation par le corps) est très variable suivant la maturité des Agaves mises en jeu et les procédés de fabrication. Certains sirops commercialisés ont un indice glycémique proche du mauvais sucre blanc. La loi ne faisant pas indiquer la donnée sur le packaging, ce sirop mal choisi peut s’avérer dangereux pour les diabétiques. Ce sirop est trop porteur de pur fructose (70 à 90%), non celui typique des fruits avantageusement accompagné de fibres, de vitamines, d’eau, d’enzymes, de minéraux et de pectines qui font du fruit un bénéfice-santé. Son fructose est pur et mauvais car presque de suite intégré, stocké et changé en graisse ventrale. Le fructose concentré de ce sirop est obtenu par un processus de raffinement, artificiellement.

Le fructose des fruits est absorbé lentement avant de passer par le foie qui le transforme en énergie immédiatement disponible. En revanche, le fructose concentré de ce sirop arrive trop brutalement au foie qui ne peut le métaboliser entièrement en énergie. L’excédent est alors transformé en graisses qui vont circuler dans le sang puis être stockées. Même si le fructose ne fait ni monter ni s’écrouler votre glycémie, il n’est pas converti en glucose sanguin comme c’est le cas des autres sucres. D’où l’idée que le sirop d’Agave si riche en fructose concentré, serait bon pour les diabétiques. Manger des fruits entiers diminue le risque de diabète de type 2, tandis que boire des jus de fruits, riches en fructose concentré et dépourvus de fibres, augmente ce risque de diabète.

Malgré tout, la molécule de fructose s’absorbe sommes toutes plus lentement que celles du glucose ou du saccharose, évitant le fameux « pic glycémique » du sucre, et sa progressive libération d’énergie est un atout pour le sport. On lui reprochera cependant de ne pas apporter la sensation se satiété comme pour le saccharose. Il inhibe votre niveau de leptine, l’hormone de la satiété qui indique à votre corps que vous n’avez plus faim. En d’autres termes, le fructose vous donne envie de manger plus. Et non seulement il vous fait gagner du poids, mais le fructose charge votre corps de graisse à l’endroit le plus dangereux pour votre santé: entre vos organes vitaux et vos viscères (graisse viscérale), dans la zone basse du tronc / du ventre. La vente de sirop d’Agave est normalement illégale dans la Communauté Européenne en vertu du Règlement (CE) n° 258/97 car ce produit n’était pas consommé de manière significative dans un état membre de l’UE avant le 15 Mai 1997. Le sirop d’Agave contient naturellement du fer, du calcium, du potassium, du magnésium, de la silice qui associée au calcium, joue un rôle important dans la prévention de la décalcification et de l’ostéoporose.

Sirop d'Agave.

Les sirops de céréales => Sirops de maïs, de blé, de riz, d’orge, obtenus par fermentation de l’amidon des céréales, qui se transforment en glucose et en maltose pour l’essentiel. Ils sucrent moins que le sirop d’érable ou d’agave, mais ils sont plus riches en éléments minéraux. NB: le sirop de blé est « sans gluten » ! Outre le sirop de riz, on trouve aussi l’ Amasaké:

L’Amasaké => Ce produit d’origine japonaise est issu de la fermentation du riz doux ou glutineux à partir de Koji (ferment); en résulte une sorte de bouillie ou de boisson de riz fermenté extrêmement nourrissante qui était conseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

La Stévia, dont je vous parlais, ou « Herbe à sucre« .

Le sucre de bouleau ou xylitol => Polyol extrait de l’écorce de bouleau, le xylitol prévient également les caries dentaires. Moins énergétique avec un pouvoir sucrant identique au sucre (il faut donc en mettre pas mal, sauf à la cuisson car la chaleur augmenterait son pouvoir sucrant)il est surtout intéressant pour son indice glycémique, l’un des plus bas (IG 7).

La Karube => La caroube est le fruit du caroubier, un arbre du bassin méditerrannéen. La graine de caroube est transformée en farine ou en gomme de caroube (épaississant); sans gluten, riche en fibres et en calcium, elle offre une saveur un peu cacaotée et sucre 4 fois plus que le sucre blanc.

Le Kitul => Le kitul provient de la sève de fleurs du Sri Lanka, caryota urens. Riche en sels minéraux et en vitamines, elle offre une saveur de « caramel ».

Tout dernier point avant de tourner cette page (et que vous pouvez aussi faire tourner), le pouvoir sucrant est une chose, les nutriments sont essentiels mais l’Indice Glycémique est aussi à prendre en compte, surtout en cas de diabète: il s’agit du pouvoir « glycémiant », c’est-à-dire sur le taux de glucose dans le sang après ingestion, en se basant sur le glucose pur, indice 100. Le sucre complet a un indice glycémique de 70, celui du miel varie selon son type  ( de 30 à 80 ), celui du sirop d’agave est de 27, celui de la caroube est de 25, celui du sucre de bouleau est de 7 et la stévia, championne toute catégorie (sous réserve qu’il s’agisse bien à presque 100% de stevia rebaudiana) est de 0.

Bonne soirée à tous, Eryc.

Marrube Blanc.